Le calvaire des « Covid longs »

Pauline Michel boit un café avec une amie quand, soudain, les veines de son cou se mettent à gonfler. Elle est prise de tremblements. Puis elle range ses chaussures au réfrigérateur. « Au début, les médecins remettaient ma parole en doute », déplore cette assistante de direction. Troubles neurologiques, paralysies, ­tendinites fulgurantes… Elle a aussi fait une embolie pulmonaire pour laquelle elle a été hospitalisée.

Cette quadragénaire se définit comme une battante. Mais depuis que « son » Covid s’est déclaré en mars 2020, pour cette maman de deux petites filles, c’est la dégringolade. Épuisée, elle bégaie, dort énormément et ne peut plus travailler. « Des amis ont constitué une cagnotte pour m’aider ; d’autres m’apportent des cagettes de fruits et légumes. »

«Depuis un an, j’ai la sensation d’être habitée par un alien»

De l’autre côté de sa rue, en centre-ville de Rennes, elle a sympathisé avec Anne Chayé, 51 ans, une fonceuse comme elle, cadre dans une grande entreprise, dont la vie est dévastée par un Covid attrapé en mars 2020 (voir son témoignage en bas de l’article). « J’ai toujours été en bonne santé, affirme cette dernière. Mais depuis un an, j’ai la sensation d’être habitée par un alien. »

Toutes deux souffrent d’un « Covid long », terminologie créée par les associations de patients qui, depuis des mois, alertent les autorités, sur les réseaux sociaux, sous le hastag

Pour continuer votre lecture, Abonnez-vous

Je m’abonne

1€le premier mois puis 5,50€/mois

  • Sans engagement de durée
  • Accès illimité à tous les contenus du site LaVie.fr sur ordinateur, mobile et tablette
  • Votre magazine disponible dès la veille de sa parution sur ordinateur, smartphone et tablette
  • Offre disponible dans le monde entier

Notre sélection d’articles sur le même sujet

 

Article paru dans :

Un an avec le Covid

Edition du 11 mars 2021 (n° 3941)

Entretien avec Axel Kahn

 

 

Source: Le calvaire des « Covid longs »